Des Maths Partout Pour Tous

Cet article participe à “Des Maths Partout Pour Tous – Mission Blogueurs”, un événement interblogueurs organisé par Dorvale du blog La Baguette Math et Magique. Une belle aventure collective pour montrer que les maths sont partout autour de nous, dans tout ce qu’on vit, ce qu’on aime et ce qu’on fait.

Mon article préféré est: Comprendre (Enfin!) Cosinus et Sinus

Des Maths Partout Pour Tous

Des maths partout… même dans ta salle de muscu

Quand on pense aux maths, on imagine tout sauf une salle de sport.
On pense à l’école.
À des équations incompréhensibles.
À des formules écrites au tableau que personne ne comprend.
Et pourtant…
Les maths sont partout.
Littéralement.
Même dans un lieu où tu transpires, où tu pousses de la fonte, où tu cherches à devenir plus fort.
Les maths sont en salle de musculation.
Je fais de la muscu depuis 3 ans.
Et avec le temps, j’ai compris un truc.
Si tu veux progresser, tu dois compter.
– Calculer.
– Structurer.
– Ajuster.
Et ça, c’est ni plus ni moins que des maths.

Les maths dans les séries, les reps et les charges

Tu crois que faire 4 séries de 12 reps, c’est juste de la transpiration ?
En fait, c’est une multiplication.
Tu veux passer de 60 kg à 70 kg en 5 semaines ?
Tu planifies une progression linéaire.
Encore des maths.
Tu bosses ton max sur 1 rep (ton fameux 1RM), et tu t’entraînes à 80 % de ce max ?
Tu fais des pourcentages.
Tu ajoutes 2,5 kg d’un côté, 2,5 kg de l’autre…
Tu veux finir à 75 kg sur ton développé couché ?
Tu fais du calcul mental entre chaque série.
Et ce n’est pas tout.
Tu programmes ton tempo.
3 secondes en négatif, 1 seconde de pause, 1 seconde en phase concentrique.
Tu travailles ta vitesse.
Ton contrôle.
Ton rythme.
C’est presque du travail de chronomètre, c’est mathématique.

Le repos : gérer ton temps, c’est capital

Tu veux prendre du muscle ?
Tu fais attention à tes temps de repos.
45 secondes.
90 secondes.
2 minutes selon l’objectif.
Tu adaptes selon la charge et le muscle visé.
Tu peux faire une séance en temps fixe, ou en temps de travail (EMOM, AMRAP, etc.).
Là encore, les maths guident ta séance.
Tu calcules ton volume total.
Séries x Répétitions x Poids.
Exemple concret.
4 séries x 10 reps x 80 kg = 3 200 kg soulevés dans ta séance.
Tu veux progresser ?
Il faut que ce chiffre monte au fil des semaines.
Donc tu surveilles.
Tu analyses.
Tu t’adaptes.

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Le suivi = la progression : les maths deviennent stratégiques

Depuis que je m’entraîne, je note tout.
Les charges.
Le nombre de reps.
Les sensations.
Les jours de repos.
Les cycles de progression.
Et derrière, je compare.
Je vois les semaines où je progresse.
Celles où je stagne.
Celles où j’ai trop chargé.
Si je fais 10 reps à 60 kg une semaine, et 11 la suivante…
Ce n’est qu’un chiffre.
Mais c’est le signe concret que je suis sur la bonne voie.
Et quand les chiffres ne montent plus, j’en déduis qu’il faut changer quelque chose.
Moins de fatigue ?
Plus de récup ?
Changer le tempo ?
Tout est question de données, de résultats, de logique.
Et ça…
C’est encore des maths.

Même les erreurs sont mathématiques

Tu charges trop ?
Tu échoues à 6 reps au lieu de 10 ?
Tu sais que tu as dépassé ton pourcentage de travail.
Tu reviens à la semaine d’avant, tu regardes.
Tu ajustes.
Tu fais une surcharge progressive trop rapide ?
Tu ne laisses pas assez de temps à ton corps pour récupérer ?
C’est que ton progression curve monte trop vite.
Et donc, tu risques de staller.
Ou de te blesser.
Encore un calcul raté.

La muscu, c’est du concret… mais c’est aussi des chiffres

Certains pensent que la muscu, c’est juste pousser lourd et transpirer.
Mais en vérité, si tu veux progresser intelligemment…
Tu dois comprendre ce que tu fais.
Quantifier.
Structurer.
Adapter.
Et ça, c’est des maths, au sens le plus pratique du terme.
Pas besoin d’un doctorat.
Mais un minimum de logique.
Un peu de structure.
Et de la régularité dans les chiffres.
Et tu vas plus loin que ceux qui s’entraînent “au feeling” en répétant la même séance toute l’année.

Conclusion : Oui, les maths sont pour tous. Même (et surtout) en muscu.

Tu n’as pas besoin d’aimer les maths pour les utiliser.
Tu n’as même pas besoin de les remarquer.
Mais si tu progresses en musculation, c’est parce que tu appliques des principes mathématiques sans le savoir.
Alors oui, les maths sont partout.
Et surtout dans des lieux où on ne les attend pas.
Comme une salle de sport.
Comme ton carnet d’entraînement.
Comme ton cycle de force ou ton programme de sèche.
Et si tu es capable d’utiliser ces chiffres pour devenir plus fort…
Alors les maths ne sont plus une contrainte.
Elles deviennent ton meilleur outil.
Des maths partout.
Pour tous.
Même pour ceux qui portent des haltères.

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Mon blog: https://lactionsuittespensees.fr/

2 réflexions au sujet de “Des Maths Partout Pour Tous”

  1. C’est super ton article. Tu as bien raison ils sont partout. Je l’utilise dans mes entrainements de course à pied et hier je devais créer un plan sur 1/200 à la mains et j’ai du réfléchir comment faire, tellement que je suis habituée à le faire avec un logiciel de dessin.

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