Cet article fait partie de l’événement “Je choisis la joie, même quand c’est imparfait” organisé par Ana, du site Origami Mama. Elle aide les mamans à retrouver leur voix et leur voie, et à vivre une vie qui leur ressemble. J’apprécie beaucoup ce site et j’ai trouvé cet article particulièrement pertinent pour vous : Savoir Dire Non sans Culpabiliser (et sans Déclencher de Drame)

Il m’a fallu du temps pour comprendre ça.
Pour oser dire : “Je choisis la joie.”
Pas la grande, pas celle des films.
Mais une joie simple. Parfois fragile. Parfois bancale.
Mais vraie.
Je crois qu’on nous a appris à attendre.
À penser qu’il faut cocher toutes les cases avant d’avoir le droit d’être heureux.
Travail, relation, forme physique, projets, vie sociale parfaite…
Et tant qu’on n’a pas tout ça, on reste sur pause.
On “attend que ça aille mieux”.
Mais la vie, elle n’attend pas.
Elle continue, avec ses bons et ses mauvais jours.
Et si je passe mon temps à espérer des conditions idéales,
je risque de passer à côté de ce qui est déjà là.
Avant, je faisais partie de ceux qui attendent
Je me disais :
“Je serai plus léger quand j’aurai fini ce truc.”
“Je serai bien quand je serai moins fatigué.”
“Je respirerai quand tout ira bien.”
Mais ce moment n’arrivait jamais vraiment.
Ou alors il était très bref. Et je passais à la prochaine case à cocher.
Toujours dans le futur.
Jamais vraiment ici.
Puis un jour j’ai décidé un truc simple
Je me suis dit :
Et si je choisissais la joie, même si rien n’est parfait ?
Même si j’ai mal dormi.
Même si mes projets avancent lentement.
Même si je doute, que j’ai peur ou que je me sens moyen.
Et tu sais quoi ?
Ça change tout.
Pas parce que ça efface les soucis.
Mais parce que ça remet un peu de lumière, même quand c’est gris.
La joie imparfaite, c’est celle qui s’invite sans prévenir
C’est un rire débile qui surgit.
Un message inattendu.
Un moment où tu lèves les yeux et tu te dis : “C’est pas si mal.”
C’est pas toujours fort.
C’est pas toujours beau.
Mais c’est là.
Et plus je la laisse entrer, plus elle trouve sa place.
Je n’ai pas besoin d’avoir tout réglé
Je peux avoir un cœur un peu abîmé, un emploi du temps fou, une humeur moyenne…
et quand même choisir d’être là.
De voir ce qui va, même au milieu de ce qui cloche.
D’ouvrir la porte à un sourire, à un moment de calme, à un peu de douceur.
C’est ça, choisir la joie.
Pas tout le temps. Pas à 100 %.
Mais quand c’est possible.
Même un peu.
Ce n’est pas du déni
Je ne nie pas les douleurs, les colères, les trous d’air.
Je ne mets pas de vernis sur ce qui ne va pas.
Mais je refuse que ce soit tout ce qu’il y a.
Je me donne le droit d’être en chantier et heureux.
D’être fatigué et reconnaissant.
D’être paumé et vivant.
Parce que la vie, c’est ça. Un mélange.
Et je veux apprendre à aimer ce mélange, au lieu de le rejeter.
Et toi, est-ce que tu t’autorises ?
Est-ce que tu t’autorises à sourire, même si ta vie n’est pas parfaite ?
Est-ce que tu t’autorises à t’arrêter deux minutes, à respirer et à dire :
“Là, maintenant, j’ai le droit d’aller bien un instant.”
Pas besoin de grande fête.
Pas besoin de bonne nouvelle.
Juste ce petit moment, à toi.
Un moment pour dire : “Je suis vivant. Et ça suffit, là, maintenant, pour ressentir un peu de joie.”
En résumé
La joie parfaite, c’est un mythe.
La vraie joie, elle se trouve dans l’ordinaire.
Elle se choisit. Parfois difficilement, mais sincèrement.
Elle n’attend pas que tu sois “réparé” ou “prêt”.
Elle commence quand tu décides de la voir.
Aujourd’hui, je choisis la joie. Même si c’est flou. Même si c’est imparfait. Même si ça dure 5 minutes.
Parce que c’est ma façon de dire : “Je suis là. Et je vis. Vraiment.”
Et toi, tu fais quoi aujourd’hui pour t’en approcher un peu ?
Mon blog: https://lactionsuittespensees.fr/
Merci pour ton article et pour ta participation à cet évènement !
J’aime beaucoup le message véhiculé, et je retiens en particulier qu’attendre que le moment soit parfait pour profiter… Finit souvent en “pas de moment” ou un moment très bref.
J’ai été touché·e par ce passage :“Je choisis la joie, même si rien n’est parfait… même si j’ai mal dormi… Même un peu.”
Cette délicate invitation à reconnaître la joie fragile dans l’ordinaire résonne profondément avec ma philosophie du voyage : on n’attend pas que le décor soit parfait pour savourer le moment présent. Chez Noir en Voyage, je partage souvent qu’un simple instant — le sourire d’un inconnu, un rayon de soleil — peut suffire à illuminer notre chemin intérieur. Ce choix de posture, humble et lumineux, ouvre la porte à un voyage sensoriel aussi bien qu’à un voyage de cœur.